Bouger et rester active - coffret Ressources et Vous - cancer du sein métastatique

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Ancienne sportive émérite ou paresseuse assumée, il n’est pas toujours facile de rester active quand on est malade.

Où, quand, comment et pourquoi (re)commencer une activité physique ?

Ce sont les questions que nous avons posées à nos deux experts, Jean-Marc Descotes, co-fondateur de la Cami Sport et Cancer et responsable de l’enseignement du Diplôme Universitaire “Sport et cancer” et le Docteur Daniel Serin, oncologue, responsable Programme anti fatigue, Institut Sainte Catherine, Avignon.

Un livret pour vous donner envie de bouger !

Deux questions au Docteur Daniel Serin :

Quels effets a l’activité physique sur la santé et la qualité de vie ?

L’activité physique a de nombreux effets bénéfiques qui ont été démontrés dans plusieurs études sur le sujet. Tout d’abord, elle améliore l’image de soi, la sensation de bien-être. Nous savons également aujourd’hui qu’elle a des effets positifs sur l’anxiété et la dépression auxquelles certains malades doivent faire face. Elle peut permettre de lutter contre la fatigue liée à la maladie ou aux traitements.

Elle a donc des effets positifs sur la qualité de vie.

Au-delà du cancer, elle permet également la prévention des maladies liées au surpoids, de l’ostéoporose et des maladies cardio-vasculaires et métaboliques comme le diabète. Mais attention, lorsqu’on parle d’activité physique, on ne parle pas de faire du sport au sens où vous l’entendez ! Elle comprend aussi tous les mouvements de la vie quotidienne (déplacements, tâches domestiques, travail, activités de loisirs comme le jardinage, etc.). Finalement il s’agit surtout de bouger !

Quels en sont les mécanismes ?

Les mécanismes biologiques sont complexes mais de plus en plus connus.

Pour simplifier, l’activité physique diminuerait les taux circulants de certaines hormones et facteurs de croissance qui favorisent la prolifération cellulaire.

En post-ménopause, elle aurait un rôle protecteur en agissant sur la production d’oestrogènes qui est un facteur de risque du cancer du sein.

Une étude américaine a également observé que les personnes pratiquant une activité physique modérée ou intense ont un risque moins élevé de mourir d’un cancer que les personnes inactives.

 

 

Auteur : Ressources & Vous

Source : Les coffrets "Ressources &Vous" ont été élaborés avec les associations Atout Cancer, Cami Sport et Cancer, Etincelle, Europa Donna, Patients en réseau et Vivre Comme Avant en partenariat avec Novartis.